Le stretching postural et les naviguants

Le stretching postural et les naviguants
Les voyages répétés en avion fatiguent le corps et accentuent les troubles circulatoires. L'habitué des longs-courriers connaît fort bien les petites astuces qui limitent les effets du Jet Travel: vêtements amples, chemise non serrée au col et au poignet, petits chaussons aux pieds, ou grosses chaussettes de laine, foulard de soie pour les gorges facilement irritables, et surtout boire souvent de l'eau car la déshydratation est importante.


S'il n'est pas possible de faire une séance de gymnastique dans ces énormes paquebots volants, par contre une séance de postural assis confortablement dans un fauteuil est tout à fait réalisable.



Le pilote et l'hôtesse de l'air sont exposés aux méfaits des longs séjours en altitude dans une atmosphère artificelle.


L'hôtesse qui pousse son chariot ou le retient, qui se penche des milliers de fois en direction d'un client, va très souvent s'exposer à des futurs troubles de la statique vertébrale.
Le pilote de ligne également en position assise pendant de nombreuses heures.



Un stretch de quelques secondes au moment des pauses, répété de temps en temps préserve le dos et redonne du tonus musculaire.

(texte de Jean Pierre Moreau)
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# Posté le vendredi 17 juin 2005 14:54

Modifié le jeudi 14 juillet 2005 09:08

David Pouradier-Duteil (batteur professionnel)

David Pouradier-Duteil (batteur professionnel)
LA BATTERIE


Elle mobilise en permanence les jambes du musicien, et empêche ce dernier de prendre des appuis au sol pour équilibrer sa posture.
Cette position génère de fréquentes douleurs des vertèbres lombaires.
Autre source de tensions musculaires, le bras porté en suspension pour rester à proximité de l'instrument.
Les muscles releveurs du pied (face externe du mollet travaillent également en permanence).


PREPARATION DU CONCERT




1° concentration pour préparer le geste et l'exécuter mentalement
2° respiration et tonus musculaire


Mon projet:
des postures en stretch tonique pour le travail d'autograndissement, et des postures ciblées plus particulièrement sur l'avancée de l'omoplate pour cibler le grand dentelé.
Pourquoi? parce qu'il faut faire prendre conscience aux batteurs qu'il faut utiliser au maximum les omoplates non les épaules.



MES TROIS OBJECTIFS PRINCIPAUX SPECIFIQUES AUX BATTEURS :


a) postures ciblant le travail du dos en prévention des lombalgies
b) postures pour prendre conscience de l'avancée des omoplates non des épaules
c) travail de souplesse de hanche (prendre conscience qu'il faut faire travailler les hanches non le dos)
un exemple: un stretch tonique debout
Descendre jambes pliées en plaçant un dos à l'horizontal , un bâton sera placé dans le dos pour faire prendre conscience du dos qui doit être plat et non arrondi.
d) favoriser le relâchement musculaire en particulier le poignet par un travail de relaxation
en fin de séance.
Pour favoriser la détente nous alternerons la contraction et la décontraction d'un partie du corps en l'occurence la main.

# Posté le jeudi 16 juin 2005 13:27

Modifié le jeudi 14 juillet 2005 09:11

Le stretching postural et le golf

Le stretching postural et le golf
Ce sport d'application et de précision exige une grande maitrise de soi.

La petite respiration du stretching postural sera un atout supplémentaire pour le golfeur dans sa phase de concentration, voire pendant de longues marches sur le terrain.


Le travail physique sera axé sur la souplesse et la tonicité des muscles du tronc, des épaules et des membres supérieurs, sans oublier un bon enracinement au sol pour obtenir un meilleur équilibre dans l'axe du corps.


Des stretchs toniques et lourds seront adaptés à cette technique.



Exemple d'un stretch lourd:
en position assise, genoux écartés, plantes de pieds face à face, se relâcher vers l'avant en prenant conscience du poids de la tête.
Cette posture enroulée apportera un bienfait certain à la colonne vertébrale: zone également sensible chez le golfeur.
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# Posté le mardi 14 juin 2005 05:17

Modifié le jeudi 14 juillet 2005 09:12

Témoignages divers (d'après le livre au coeur du stretching postural)

Témoignages  divers (d'après le livre au coeur du stretching postural)
"Tout a été pour moi une découverte: la grossesse, le postural et ma fille. La respiration du stretching postural m'a permis d'être vigilante sur l'évolution des contractions et ma maîtrise des douleurs m'a surprise. Quant aux postures, elles m'ont permis de ne jamais sentir mon corps se détériorer."
CHANTAL




"Grande sportive en athlètisme, cette technique m'a été indispensable pendant toute ma grossesse. La puissance des postures et leur construction, le travail mental me rappellent ma discipline. J'ai découvert, de plus l'aspect positif des différentes respirations dont je me suis servi pour l'accouchement( plus qu'un plus) et dont je garderai les bases dorénavant."
DOMINIQUE



"Le stretching postural me procure détente, de l'énergie positive, du bien être ce qui, en tant que grand anxieuse, est très appréciable! cet ensemble crée une réflexion sur le corps en général et modifie mes réactions face au stress."
LAURENCE



"Mon premier étonnement a été de constater que, sur des positions qui semblaient statiques pour un observateur extérieur, le corps pouvait réaliser de grandes performances musculaires à l'aide de la respiration et du "vouloir"."
CATHERINE



"En stretch tonique, on se concentre sur soi, sur son corps pour le faire s'épanouir. On lève les tensions internes, on assouplit ses muscles par un travail progressif et sans brutalité. C'esi idéal! une image me vient à l'esprit pour illustrer cette sensation de bien être: lorsque, enfant, je défroissais un bouton de coquelicot pour déplier ses pétales..."
NICOLE



"J'ai toujours l'impression, au cours des postures, que je ne réalise qu'une petite fraction de ce qui m'est demandé."
MARTINE
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# Posté le samedi 11 juin 2005 13:12

Modifié le jeudi 14 juillet 2005 09:12

Témoignage de Claire Mahé présidente des fibromyalgiques Sud Aquitaine (fibromyalgique)

Témoignage de Claire Mahé présidente des fibromyalgiques Sud Aquitaine (fibromyalgique)
Après 10 ans de fibromyalgie: ma sortie de l'étau depuis 9 mois


Après 5 années de gymnastique de compétition, 17 ans de yoga et tennis, 5 ans de montagne(randonnée, escalade, ski) et 2 ans de Tai Chi Chuan et 20 ans de douleurs plantaires légères mais progressives, chroniques et inexpliquables aux 2 pieds, je suis devenue fibromyalgique.

J'avais 47 ans. J'ai découvert le stretching postural il y a 3 an et depuis 18 mois je ne souffre plus.

Voici mon expérience de cette technique:

Venir à un cours d'une technique corporelle nouvelle quand on est fibromyalgique, c'est à dire douloureuse de partout tout le temps, est en soi un appel au secours suivi d'un acte de foi.
UN APPEL AU SECOURS car on a tout essayé sans résultat, alors çà ou autre chose! qu'est ce que l'on risque? trouver une aide, mettre fin au désespoir, c'est tout.
UN ACTE DE FOI: oui, je crois ce que je cherche je peux le trouver grâce à l'enseignement ou plutôt à l'enseignante dont j'ai entendu vanter les qualités d'écoute et de prise en compte des différentes difficultés de chacun.

Qu'est ce que je cherchais? même limitée dans mes mouvements je voulais être aidée à mieux respirer. En effet c'est dans une intériorisation sur le mouvement de l'air en moi que je trouvais, en solitaire, le seul levier pour contenir, accepter, vivre mieux une douleur.
J'avais besoin qu'on m'en parle, qu'on m'y aide puisque rien d'autre n'avait d'éfficacité. Je me suis dit que si le postural ne pouvait m'apporter que cette meilleure utilisation de ma respiration, c'était déjà beaucoup. Je n'imaginais pas pouvoir agir sur les douleurs mêmes, ni sur leur cause. Je n'envisageais qu'un soulagement lors des séances de concentration sur l'amplitude respiratoire et le calme qu'elle procure. Mais il m'a fallu rentrer dans la posture. Ce qui signifiait maintenir une attitude tonique malgré les douleurs du moment, augmentées de celles engendrées par le maintien de la position. C'était le contraire de ce que la douleur chronique impose: aussi fréquemment que faire se peut, ne pas maintenir une posture qui fait s'amplifier la douleur. Logique!

C'était sans compter sur la magie de cette technique: l'écoute attentive et permanente de la respiration et du ressenti dans la posture tend à mettre en évidence ceci: la douleur fibromyalgique se change petit à petit en sensation d'étirement et devient supportable.
Au début, j'ai dû relâcher souvent une posture puis en la reprenant, cette brûlure s'estompait. Avec le temps elle est devenue de moins en moins présente d'autant que la prise de conscience de sa cause agissait: d'autres muscles en manque de tonicité surchargeaient celui en souffrance; répartir les charges étaient la priorité. C'est juste le travail proposé par cette discipline.
Les notions essentielles pour moi ont donc évolué avec le temps: respirer juste, contracter juste, puis relâcher juste.

Car un autre dilemme se présentait: s'il y a douleur vive(contracture, tendinite ou cause mystérieuse), le relâchement nécessaire à l'étirement est un travail qui "prend la tête".
En solitaire,on s'enferme sur la question: je ne peux pas lâcher, sur qoi dois je travailler en prioriyté: la tête ou l'étirement? C'est dans la tête que doit pénétrer la confiance. Pour cela il faut une aide extérieure.
C'est l'aide de l'enseignante qui est primordiale: "si tu suis le processus en conscience tu ne risques ni douleurs, ni dégâts supplémentaires!". C'est vraiment un acte de foi pour une fibromyalgique.
Ceci doit être proposé par l'enseignante entendu donc être mis en mots, puis contenu pendant la posture par cette voix toujours présente et les recommandations permanentes spécifiques au stretching postural (contrairement au yoga) et, enfin confronté aprés les cours par des petites questions sur le ressenti ou remarques sur l'impression donnée.
Ayant ressenti cette mutation de la douleur pendant le cours, je dois dire que j'ai usé et abusé du procédé, tirant de façon un peu gumnique pensant brûler quelques étapes.
Mais les rappels au laisser faire et au respect du corps permanents m'ont ramené à une sagesse effficace.
Vu les résultats prometteurs, une image s'est imposée à moi: c'était comme si les muscles étaient devenus des éponges desséchées. En y mettant de l'air, les fluides y circulaient et en les étirant, les fibres se décollaient les unes après les autres et devenaient disponibles pour la contraction et l'étirement.
C'est primaire, mais cette image colle vraiment à mon ressenti et m'a permis la volonté de poursuivre. Car il me fallait parfois un énorme courage pour ne pas faire demi tour à la porte de la salle à cause d'un état trop douloureux et d'une fatigue ne me permettant pas d'imaginer comment tenir le coup en posture. J'ai aussi parfois cru m'évanouir dans une posture au début.
La 1ère année, je faisais un cours par semaine(cours spécifique aux personnes dites à mobilité réduite) très appréciable merci à l'enseignante.
La 2ième année 2 cours normaux par semaine m'ont apporté des rémissions appréciables.
La 3ième année 3 cours par semaine ont mis fin à toutes les contractures et cela dès le deuxième trimestre. Le cortège de douleurs, de fragilité et de fatigue s'est enfui, 13 mois se sont écoulés sans retour de la firomyalgie.
Même une douleur récalcitrante, cette douleur plantaire chronique qui a précédé de 20 ans la fibromyalgie est enfin partie.
Je continue au moins 2 cours par semaine car, si j'arrêtais, rien que la peur de repartir dans la fibromyalgie m'asphyxierait.
J'ai vécu trop de journées comme une petite vieille de 80 ans, la tête perdue dans l'obsession de contenir des douleurs présentes ou violentes et de réussir à mener malgré cela une vie normale.

CLAIRE MAHE (présidente des fibromyalgiques Sud Aquitaine)


LIEN A CONSULTER: cliquez ici
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# Posté le mercredi 08 juin 2005 05:54

Modifié le jeudi 14 juillet 2005 09:13